ARTICLE PARU SUR LE OUEST FRANCE DU 23 FEVRIER 2020

Baud. L’arbitrage, une affaire de famille chez les Jouanno


À 19 ans, Maëlig Jouanno, jeune arbitre de foot, ambitionne de se hisser au niveau fédéral. Il profite des conseils et de l’expérience de son père et de son oncle, eux aussi dans la fonction.
Stéphane, Maëlig et Sébastien Jouanno ont l’arbitrage dans le sang. Les deuxaînés ont officié au plus haut niveau en ligue. Le plus jeune ambitionne d’atteindre le niveau fédéral et le championnat National 3.
Stéphane, Maëlig et Sébastien Jouanno ont l’arbitrage dans le sang. Les deux aînés ont officié au plus haut niveau en ligue. Le plus jeune ambitionne d’atteindre le niveau fédéral et le championnat National 3. | OUEST-FRANCE
Maëlig Jouanno a d’abord été joueur. Mais s’est très vite tourné vers l’arbitrage. « J’étais gardien et une blessure au genou m’a poussé vers l’arbitrage. » Après avoir réussi ses examens, il devient Jeune arbitre de la Fédération( JAF) et dirige des matches de U17 et U19 nationaux, le plus haut niveau chez les jeunes.
 

S’épanouir sur le pré

« Les qualités d’un arbitre sont de savoir gérer les joueurs, d’être leader, de prendre ses responsabilités, d’être courageux et bon dans le relationnel », analyse Stéphane, le père, ancien arbitre et observateur pour le district.
 
« La fonction m’apporte beaucoup dans la vie de tous les jours. D’un naturel réservé, j’ai désormais plus d’assurance, je m’ouvre aux autres », renchérit Maëlig. Le jeune homme, discret, est le grand espoir de la famille et du Baud F.C. Chacun l’imagine gravir les échelons vers les sommets. Lui tempère : « Je fais vingt à vingt-cinq matchs par an. Je profite d’avoir débuté tôt pour progresser plus vite jusqu’au niveau fédéral et le National 3. Mais c’est un long parcours, entre stages, observations et formations. »
Au printemps, il sera à Clairefontaine, le temple du football français, pour passer un examen.
 
 

Alignement des planètes

Sébastien Jouanno, qui a arbitré jusqu’en CFA 2 (devenu National 3) et fait partie de la commission départementale des arbitres, sait qu’il est difficile de percer.
 
« Plus on arbitre haut, plus le niveau de jeu augmente et plus c’est facile d’arbitrer. Mais il faut être présent au bon moment. Pour atteindre l’élite, il faut du talent et pas mal de chance : que les planètes soient parfaitement alignées. Il y a énormément de candidats pour peu d’élus. En Bretagne par exemple, seulement deux places par an sont disponibles pour arbitrer en National 3. C’est très sélectif. »
Forcément, on pense aussi à la difficulté d’être arbitre, alors que la Ligue de Bretagne vient de lancer la campagne « Tous ensemble, mettons hors-jeu la violence pour alerter contre les agressions à l’encontre des hommes en noir ». « Sur le nombre de matches chaque week-end, il y a finalement assez peu de moments où cela dégénère, expliquent Stéphane et Sébastien. Mais il y a une recrudescence d’actes négatifs contre les arbitres, jusqu’aux atteintes physiques dans certains cas. La violence verbale, notamment chez les jeunes, est très fréquente, avec les parents qui gravitent autour. Chacun est tenté de mettre son grain de sel. Il faut avoir les nerfs bien accrochés, se mettre dans une bulle. Joueurs et spectateurs manquent trop souvent d’indulgence vis-à-vis des arbitres. »


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