ARTICLE PARU SUR LE SITE DE LA GAZETTE DU 24 SEPTEMBRE 2020

A Baud, on va jouer au foot sur… des noyaux d’olives concassés !

Baud (Morbihan) est la troisième ville en France à opter pour un terrain de football synthétique garni de... noyaux d'olives concassés.

Le maire de Buad, Pascale Gillet, et ons premier adjoint chargé des travaux, Philippe Robino en compagnie ici, du concepteur, Robert Jobard de la société Sportingsols et le directeur des services de la ville, Frédéric Quériel, se réjouissent d'offirir un tel équipement aux footballeurs de leur commune.
Le maire de Baud, Pascale Gillet, et son premier adjoint chargé des travaux, Philippe Robino en compagnie ici, du concepteur, Robert Jobard de la société Sportingsols et le directeur des services de la ville, Frédéric Quériel, se réjouissent d’offrir un tel équipement aux footballeurs de leur commune. (©La Gazette du Centre Morbihan)
Dans quelques jours alors que les premières pluies d’automne font leur apparition, les footballeurs à Baud dans le Morbihan (56) pourront continuer à assouvir leur passion sur une nouvelle pelouse synthétique avant-gardiste… composée de noyaux d’olives concassés. 

Naturel et biodégradable

Une matière bien plus naturelle que les billes en caoutchouc (issues du broyage de pneus) utilisées abondamment dans la conception des terrains de foot synthétiques et dont la nocivité pour l’environnement est réelle. Sans parler du risque cancérigène, à un moment donné pointé par les autorités, mais qui a été écarté depuis par l’Anses
 
Les noyaux d’olives apparaissent alors comme une option organique, biodégradable et disponible en abondance
La mairie de Baud n’a donc pas hésité à sortir son carnet de chèque pour se doter d’un produit qui n’est présent que dans deux autres villes en France : Guichen dans l’Ille-et-Vilaine et La Ciotat dans les Bouches-du-Rhône.  Mais qui tend à se développer de plus en plus selon son concepteur, la société Sportingsols basée en Vendée.
 
Un terrain synthétique composé de noyaux d'olives concassés.
Un terrain synthétique composé de noyaux d’olives concassés. (©La Gazette du Centre Morbihan)

Un chèque de 509 000€

Car cette innovation coûte quand même la bagatelle de 509 000€ qui sera allégée par quelques subventions. 
C’est 8 % plus cher qu’un terrain synthétique classique. Mais c’est le prix de l’innovation. Nous avons fait le choix de l’écologie et du risque sanitaire 0″
 
Voilà les arguments de Pascale Gillet, le maire de Baud et de son premier adjoint Philippe Robino, qui a en charge les travaux. Et en comparaison avec un terrain en herbe, « qui coûte 20 à 25 000€ par an pour son entretien, là, nous serons aux alentours de 4 000€ ». Même s’il faudrait sûrement investir dans du matériel à hauteur de 8 000€
 
 
 

Plus souple

La ville de Baud qui compte 350 licenciés a donc décidé d’offrir un équipement de luxe pour ses footballeurs. Reste à savoir si avec cette nouvelle technologie (noyaux d’olives), ils y trouveront leur compte.
Contrairement à un terrain synthétique classique, nous avons intégré une couche supplémentaire pour rendre le terrain encore plus souple et nous avons une densité des fibres que l’on ne retrouve nulle part ».
Une façon de balayer d’un revers de la main, la soi-disant multiplication des blessures sur ce genre de revêtement. 
Le terrain qui sera accessible pour tous les licenciés, y compris les plus jeunes (traçage football à 8), sera homologué pour recevoir aussi des compétitions de classe 5 (niveau R1). Mais son utilisation, pour qu’il dure aussi dans le temps (15-20 ans) sera concentrée sur la période hivernale, de la Toussaint aux vacances de février. La commune de Baud possédant sur le même site, d’autres terrains en herbe.
Il a fallut 65 tonnes de  noyaux d'olives concassés pour le terrain synthètique de Baud.
Il a fallut 65 tonnes de noyaux d’olives concassés pour le terrain synthétique de Baud. (©La Gazette du centre Morbihan)

ARTICLE PARU SUR LE OUEST FRANCE DU 22 SEPTEMBRE 2020

Baud. En coupe de France, le Baud FC sort le Stade pontivyen

 


Les Baldiviens ont réussi un grand match avec beaucoup de combativité et de solidité défensive.
Les Baldiviens ont réussi un grand match avec beaucoup de combativité et de solidité défensive. | OUEST-FRANCE
Après avoir inauguré la saison de Régionale 3 par une défaite, on pouvait légitimement douter que les locaux pouvaient accrocher leur adversaire lors du 3e tour de Coupe de France. En effet, le Stade pontivyen, en 32es de finale en 2018, devait sur le papier régler tranquillement cette formalité puisque les Stadistes évoluent en Nationale 3, trois divisions au-dessus des Baldiviens. Magie de la coupe oblige, la combativité locale a déjoué les pronostics, arrachant d’abord le match nul après un but d’Hamza Hamdi, puis la qualification aux tirs au but.
Pour l’entraîneur Marc Le Paih, c’est une satisfaction : « Cette victoire va marquer les joueurs et même l’histoire du club. Ce grand moment est, je l’espère, le début d’une grande histoire. »
Les Baldiviens remettent le bleu de chauffe dès dimanche en championnat en recevant Quiberon au Scaouët. Ils seront bientôt fixés sur leur nouvel adversaire pour le 4e tour de la Coupe de France.
Pour mémoire, les Baldiviens s’étaient hissés l’an passé au 6e tour de la coupe nationale, sortis de justesse par les voisins de l’US Montagnarde.
 
Et si 2020 était la bonne année pour une grande épopée en coupe ?

ARTICLE DU TELEGRAMME PUBLIE LE 20 SEPTEMBRE 2020

Football. Coupe de France. FC Baud (R3) - Stade Pontivyen (N3) : 1-1 (4-2 aux tab)

Les Baldiviens, fous de joie, ont créé la surprise en éliminant le Stade Pontivyen aux tirs au but.
Les Baldiviens, fous de joie, ont créé la surprise en éliminant le Stade Pontivyen aux tirs au but. (Photo Manuel Hervé)
Lecture : 3 minutes

Pensionnaire de R3, Baud a créé l’exploit en éliminant le Stade Pontivyen aux tirs au but, sur sa pelouse du Scaouët. Une grosse surprise pour la troupe de Marc Le Paih… Et aussi une grosse claque pour Pontivy.

Coupe de France. FC Baud (R3) - Stade Pontivyen (N3) : 1-1 (4-2 aux tab)

Il n’y aura donc pas d’épopée pour le Stade Pontivyen cette saison. Après avoir récemment affronté Lorient (8e tour l’an passé) et Guingamp (32e en 2018-2019), les joueurs de Philippe Le Brun ont été sortis dès leur entrée en lice. Incapable de marquer un deuxième but qui leur aurait sans doute permis de valider leur ticket, les Pontivyens quittent par la petite porte la Coupe de France. Cette même épreuve, qui leur a amené tant de joie par le passé, est cette fois venue leur rappeler qu’il fallait aussi la respecter. « C’est un gros échec, une grosse déception, une grosse désillusion, réagissait le coach stadiste. C’est un manque de respect pour la Coupe de France et pour ce qu’elle peut procurer. On a été défaillant et cela ne pardonne pas ».

 

Hamdi buteur…

Les Pontivyens pensaient pourtant avoir fait le plus dur en ouvrant le score par Le Sergent, buteur de la tête après un débordement d’Haguet (0-1, 16’). Mais c’était sans compter sur la capacité de réaction des locaux, qui faisaient preuve de beaucoup plus de détermination et d’agressivité, et qui égalisaient sur un penalty d’Hamdi, consécutif à une faute de main de Le Sourne (1-1, 24’).

.. et libérateur !

Vraiment pas dans un bon jour, Pontivy était à deux doigts de se faire cueillir à froid au retour des vestiaires, mais Da Costa sauvait sur sa ligne une frappe de Chesnel (47’). Certes, l’entrée de Péru apportait un plus à des Stadistes qui retrouvaient plus de fluidité dans le jeu. Mais même face à une formation baldivienne accusant le coup physiquement (six joueurs touchés par les crampes !), ils n’échappaient pas à la séance de tirs au but. Un exercice qui souriait au gardien Berthier, qui stoppait le tir de Le Gal, et à Hamdi, qui marquait le but de la qualification.
« C’est un grand moment, une victoire qui restera dans la tête des joueurs. C’est historique pour le club. Cela rappelle la victoire contre l’US Montagnarde il y a quelques années. J’espère que ce match en appelera d’autres et que c’est le début d’une belle histoire », a souligné l’entraîneur baldivien, Marc Le Paih.

La fiche technique
Arbitre : M. Le Bras.
BUTS. Baud : Hamdi (24’ sp) ; Pontivy : Le Sergent (16’).
Avertissements. Baud : Lalys (37’) et J. Le Corre (75’).
Tirs au but. Baud : réussis : B. Montier, Le Métayer, Q. Le Gal et Hamdi. Pontivy. Réussis : Le Sauce et Le Guével ; ratés : C. Le Gal et Marec.
BAUD : Berthier - Chesnel, Q. Le Gal (cap), J. Le Corre, A. Montier - Lalys (Le Métayer, 60’), Cornefert (Edy, 70’), K. Tréhin, Ropert (B. Montier, 70’) - W. Le Corre, Hamdi. Entraîneur : Marc Le Paih.
PONTIVY : Rolland - Marec, Le Sourne, Le Guével, C. Le Gal - Guéhenneux (Péru, 55’), Da Costa (cap) Le Divenah (Le Gouellec, 73’) - Haguet, Le Sauce, Le Sergent (Le Pabic, 66’). Entraîneur : Philippe Le Brun.

ARTICLE PARU SUR LE TELEGRAMME DU 18 SEPTEMBRE 2020

Plus Baud le foot

Que des gars du cru ou du coin : le FC Baud cultive l’art du « home sweet home » et espère créer l’exploit, dimanche, face au Stade pontivyen.
Que des gars du cru ou du coin : le FC Baud cultive l’art du « home sweet home » et espère créer l’exploit, dimanche, face au Stade pontivyen. (Le Télégramme/Pierre Bernard)

Pour le 3e tour de la coupe de France, le FC Baud reçoit, ce dimanche et dans une ferveur prometteuse, son ami et voisin le Stade pontivyen.

Il n’est rien de plus beau que la terre d’où l’on vient. Et rien de plus exaltant que les retours aux sources. Les joueurs du FC Baud, qui savent que l’herbe des terrains n’est pas toujours plus verte ailleurs, cultivent ainsi l’art du « home sweet home » : beaucoup n’ont jamais quitté la maison et ceux qui s’y sont hasardés reviennent toujours le cœur joyeux. Désormais presque entièrement composée de gars du cru - ou du coin -, cette équipe mène en effet une politique de recrutement local qui, à défaut d’offrir des résultats immédiats sur le terrain, est gage d’ambiance et de cohésion. N’est-ce pas là le plus important ?
 

Le bonheur

Accompagnateur passionné de l’équipe, Bernard le Floch acquiesce en se frottant les mains. « Depuis que l’on mise sur la formation et le recrutement de joueurs du pays baldivien, l’ambiance est meilleure ! », se réjouit-il, relayé par Kylian Trehin, milieu de terrain. « Ici, on est une bande de copains, on se connaît tous », s’enthousiasme le jeune footballeur avant de bombarder une formule comme on lance un slogan publicitaire : « de toute façon, rien ne vaut Baud ! ».

La reconstruction

Mais dans le sport, rien ne vaut aussi la gagne. Et l’accession. L’an passé, elle a échappé aux Blanc et Noir d’un rien. Ou plutôt « d’un point et d’un but, râle Johann Le Corre. Nous ne sommes pas montés cette année à cause de la Covid ».
Johann Le Corre aux côtés de son président, Christophe Le Vessier
Johann Le Corre aux côtés de son président, Christophe Le Vessier (Le Télégramme/Pierre Bernard)
Lui, c’est le taulier du groupe. Le patron. Routier des pelouses, le trentenaire est à Baud depuis une paie et rêve d’un retour en R2. « Depuis le début de la saison et en recrutant local, nous sommes plus sereins, l’ambiance est plus sympa, explique le défenseur central. Mais nous n’oublions pas les objectifs. Nous sommes en reconstruction et souhaitons être sur les rails de la R2 ».

L’ambition

Cheminant vers le haut du tableau, le Baud FC, flanqué d’une jeunesse prometteuse, misera tout d’abord sur son identité de jeu : « la solidité défensive », argue Marc le Paih, l’entraîneur, qui sait « la qualité du groupe ». Un groupe qui, avant de reprendre la voie du championnat, fera halte en coupe de France, ce dimanche, face au Stade Pontivyen.
Une très belle affiche mais qui tombe vraiment tôt
Une très belle affiche mais qui tombe vraiment tôt : tous, au club, auraient préféré jouer les Jaune et Noir au 4e tour. Mais le sort est ainsi et n’empêchera peut-être pas l’exploit. « On est au niveau de leur équipe C, c’est dire la différence ! En plus, nous sommes diminués depuis de récentes blessures. C’est un très bel adversaire mais ça reste la coupe de France, on ne sait jamais », veut croire Johann le Corre. Après tout, la coupe n’est-elle pas féconde d’exploits ?

Pratique

3e tour de la coupe de France : Baud FC - Stade Pontivy, ce dimanche, 15 h au stade Du Scaouet, Rue Emile-Le-Labourer, à Baud.
Le FC Baud, lors de son entraînement, mercredi, avant de recevoir le Stade pontivyen en coupe de France.
Le FC Baud, lors de son entraînement, mercredi, avant de recevoir le Stade pontivyen en coupe de France. (Le Télégramme/Pierre Bernard)

ARTICLE PARU SUR LE TELEGRAMME DU 17 SEPTEMBRE 2020

Football. Coupe de France. Riantec - Baud, même combat

Marc Le Paih, l’entraîneur de Baud, espère bien faire douter les Stadistes pontivyens, dimanche.
Marc Le Paih, l’entraîneur de Baud, espère bien faire douter les Stadistes pontivyens, dimanche. (Photo Bruno Perrel)

Coupe de France. Riantec (R3) - Locminé (N3) et Baud (R3) - Stade Pontivyen (N3), dimanche (15 h)
Évoluant en Régional 3, Riantec et Baud affronteront, dimanche, deux formations de National 3, respectivement Locminé et le Stade Pontivyen. Pas une mince affaire !
Auteur d’une formidable épopée l’an passé (6e tour), les Riantécois auront besoin d’un exploit pour continuer l’aventure. « Même si on aurait aimé les jouer plus tard, cela fait plaisir de se mesurer à des joueurs de qualité, qui s’entraînent plus que nous », estime Laurent Querré, qui retrouvera en face son ancien coéquipier à Vannes, Florent Besnard (2005-2006). L’entraîneur du Roc sait que les chances de qualification sont minimes, mais veut s’inspirer de 2019. « On prend cette affiche comme une récompense de notre parcours de l’an dernier, où on était passé près d’un 7e tour (défaite aux tirs au but contre le Cep Lorient). On sait qu’on va souffrir et qu’on n’aura pas beaucoup la balle. Mais il faudra bien l’utiliser quand on l’aura », ajoute-t-il.

 

Derby déséquilibré pour Baud

Dans le même temps, Baud retrouvera le Stade Pontivyen dans un remake du 4e tour de 2018. Les Stadistes s’étaient alors imposés (0-2). Le coach Marc Le Paih espère cette fois les faire douter. « Taper une N3 qui entre en lice, on ne peut pas dire que c’est un bon tirage. Chaque année, on espère atteindre le 4e tour, pour les joueurs et certains jeunes qui n’ont jamais eu les maillots. Ce sera du plaisir pour eux de jouer une des grosses équipes du coin. En plus, il y a cet aspect « derby », même si on n’est plus dans la même cour », indique Le Paih.

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